« Nous n’avions jamais rien vu de tel auparavant » a indiqué l’armée russe à propos d’un drone fabriqué au Portugal. Début août, un militaire russe a intercepté un Tekever AR3, un drone de reconnaissance portugais utilisé par les forces ukrainiennes. Intrigués par la technologie, les russes l’ont immédiatement envoyé dans un institut de recherche pour l’analyser.
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- L’armée russe a intercepté un drone portugais dans la région frontalière de Briansk, après une poursuite de près de 30 minutes ;
- L’appareil a été récupéré quasiment intact, et a été transféré dans un institut de recherche russe pour être analysé ;
- Un commandant russe a reconnu n’avoir « jamais rien vu de tel » ;
- Le drone a été fabriqué par Tekever, une entreprise fondée à Lisbonne.
Le drone portugais est intercepté par l’armée russe après 30 minutes de poursuite
L’histoire a été révélée par l’agence de presse officielle russe Tass, le lundi 3 août 2026.
Un bataillon russe spécialisé dans la lutte anti-drones a repéré dans la région de Briansk (à la frontière avec l’Ukraine), un appareil de reconnaissance intrigant.
« Un drone de reconnaissance ennemi est entré dans notre secteur. Nous avons été surpris, car nous n’avions jamais rien vu de tel auparavant. L’appareil avait une structure de queue et d’aile différente », a raconté le commandant de l’unité, cité par Tass.
Les militaires russes ont décrit une intervention difficile. Après la détection au radar, leur drone intercepteur (un petit appareil baptisé « Lis », le renard en russe) a dû mener une poursuite de près de 30 minutes. Le moteur de l’AR3 a été endommagé, mais le fuselage et les équipements de bord sont restés quasiment intacts.
L'AR3 va être disséqué par les ingénieurs russes
D’après Tass, l’appareil a été transféré dans un institut de recherche militaire, où des spécialistes vont étudier son design, ses spécifications techniques et ses solutions d’ingénierie.
Les Russes doivent abattre ce type de drone car ils tracent les routes des autres drones et repèrent les positions au sol.
- Bon à savoir
Les drones de la Tekever accumulent des dizaines de milliers d’heures de vol en Ukraine depuis 2022.
Le Tekever AR3 était les yeux des forces ukrainiennes
L’AR3 est un drone de reconnaissance et de surveillance (ce que les militaires appellent des missions ISTAR : renseignement, surveillance, acquisition de cibles et reconnaissance).
Il a pour mission principale d’observer de larges zones, à grande distance, et de transmettre les images en temps réel.
Ce type de drone peut cumuler jusqu’à 16 heures de vol d’affilée, un record pour un appareil de cette taille.
Qui est Tekever, la licorne portugaise ?
Tekever a été fondée à Lisbonne en 2001 par d’anciens étudiants d’une grande école d’ingénieurs portugaise. D’abord spécialisée dans l’intelligence artificielle, l’entreprise s’est tournée vers les drones de surveillance à partir de 2010.
Ses appareils sont aujourd’hui produits au Portugal, notamment à Ponte de Sor (Alentejo) et Caldas da Rainha (région Ouest).
En mai 2025, Tekever est devenue une licorne, avec une valorisation qui dépasse 1,2 milliard d’euros.
L’entreprise emploie désormais plus d’un millier de collaborateurs et opère dans six pays européens.
Selon des estimations relayées par le média portugais Diário de Notícias, les drones AR3 auraient contribué à la destruction de plus de 3,5 milliards d’euros d’équipements russes en Ukraine.
Elenina
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