Le Parlement portugais vient d’adopter en première lecture un texte qui obligerait les étrangers non résidents à payer leurs soins à l’hôpital public, ou à présenter une assurance santé. Sur les 9 premiers mois de 2024, près de la moitié des non-résidents soignés aux urgences n’avaient aucune couverture santé.
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Le Portugal veut lutter contre le tourisme de santé
Le texte sur les soins des non-résidents au Portugal vise les étrangers non résidents, comme les touristes, et les personnes en situation irrégulière.
Il s’agit de lutter contre le « tourisme de santé » et contre les soins jamais réglés dans les hôpitaux du service national de santé (SNS).
La facture pourra être payée par le patient, par une assurance ou par un autre État. C’est déjà le principe de la carte européenne d’assurance maladie pour les touristes européens. Si besoin, l’hôpital pourra aussi exiger une garantie ou un paiement à l’avance.
Aux urgences, les soins resteraient garantis
Les soins urgents restent accessibles aux non-résidents, sans condition préalable.
Le patient devra en revanche présenter après coup sa preuve de couverture et les documents demandés.
Les frais restent à sa charge ou à celle de son assurance.
Plusieurs étapes avant une entrée en vigueur
Adopté avec les voix des deux partis au gouvernement et de Chega, le texte est maintenant examiné article par article par la commission de la santé du Parlement.
Il peut donc encore être modifié. Il devra ensuite passer un vote final, puis être promulgué par le président de la République avant sa publication au journal officiel. Aucune date d’entrée en vigueur n’est connue.
Un texte très proche avait déjà été adopté en première lecture en décembre 2024, avant d’être abandonné avec la dissolution du Parlement en 2025.

Elenina
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