Le Portugal s’apprête à accueillir un projet unique au monde. Il s’agit de Viva Mundo, un parc d’attractions géant qui coûtera 450 millions d’euros et sera entièrement dédié au football. Le chantier doit démarrer début 2027 à Santarém, à une quarantaine de minutes de Lisbonne, pour une ouverture programmée le 29 avril 2030, quelques semaines avant la Coupe du monde.
L'essentiel de l'actualité au Portugal
- Viva Mundo sera le premier parc d’attractions au monde entièrement dédié au football ;
- Le projet représente 450 millions d’euros d’investissement privé sur 80 hectares, avec 28 attractions et un hôtel de 300 chambres ;
- L’ouverture est fixée au 29 avril 2030, soit environ six semaines avant le début de la Coupe du monde ;
- Les travaux doivent commencer début 2027.
Le premier parc d'attractions au monde consacré au football
Le projet a été présenté publiquement le 11 juin 2026, au Convento de São Francisco à Santarém, devant la ministre des Sports Margarida Balseiro Lopes.
Le nom complet de l’infrastructure est : « Viva Mundo – World of Football ».
Et sa particularité, c’est qu’il ne sera rattaché à aucun club en particulier.
Viva Mundo veut raconter le football comme un phénomène universel, c’est-à-dire son histoire, ses grands moments et sa capacité à rassembler.
- Bon à savoir
Il existe déjà des musées du football (à Zurich, à Manchester ou à Lisbonne) et un parc dédié à un club, le Real Madrid World de Dubaï, ouvert en 2024 sur 6 hectares. Mais aucun parc d’attractions généraliste n’est consacré au football dans son ensemble n’existe aujourd’hui.
Santarém a été choisie pour sa position centrale
Le parc s’installera dans les environs de la ville de Santarém, le long de la nationale EN 362, entre le rond-point de l’usine Font Salem et la zone de Gualdim.
La ville se trouve à environ 60 kilomètres de Lisbonne, soit 40 minutes de route. Comptez 1h30 depuis Porto et environ 2 heures depuis Badajoz, côté espagnol.
Le maire de Santarém, João Teixeira Leite, met en avant la centralité géographique de la commune, son réseau d’autoroutes (A1, A15, A23, A2), la ligne ferroviaire du Nord et la proximité du futur aéroport international de Lisbonne.
Il défend d’ailleurs la création d’un nouveau pôle intermodal près du CNEMA pour absorber le flux de visiteurs attendu.
28 attractions, une arène et un hôtel de 300 chambres
Viva Mundo occupera 80 hectares, soit 800 000 mètres carrés.
Le parc sera organisé en six zones thématiques. Cinq accompagneront le visiteur tout au long du parcours : l’entrée, la mémoire, les saveurs, les supporters et le spectacle.
La sixième, baptisée Football World, sera le cœur du site, et organisée autour d’un lac.
Au programme, on pourra trouver 28 attractions :
- Des montagnes russes, dont une grande attraction à sensations et une version familiale en duel ;
- Des attractions aquatiques et une grande roue ;
- Des expériences immersives et des jeux interactifs ;
- Une fan zone dédiée au football ;
- Une arène d’environ 4 000 places pour accueillir des événements ;
- Des restaurants, des boutiques et un hôtel de 300 chambres.
Les promoteurs annoncent 800 à 1 000 emplois directs, 1 million de visiteurs la première année, puis 1,5 million par an ensuite.
Des investisseurs portugais et britanniques, sur un terrain de l'Église
Derrière Viva Mundo, on trouve deux investisseurs principaux : l’entrepreneur portugais José Ferraz, du groupe JFA, et le Britannique Munir Samji, qui a fédéré un groupe d’investisseurs internationaux.
La direction opérationnelle du chantier a été confiée à Carlos Carreiras, ancien maire de Cascais, qui avait déjà piloté l’implantation de la brasserie Cintra à Santarém il y a plus de vingt ans.
Le terrain appartient à l’Église catholique. Selon le journal régional O Mirante, la paroisse de Marvila cède les 80 hectares en droit de superficie pour 100 ans, avec un loyer annuel initial d’environ 120 000 euros (contre environ 10 000 euros perçus jusqu’ici).
Le classement des terrains reste le principal obstacle
Les terrains de la Quinta de Santo António sont aujourd’hui classés en sol rustique, donc non constructibles.
Pour lever ce blocage, la mairie de Santarém a lancé le 12 juin 2026 la procédure d’élaboration d’un plan de détail qui porte sur 83 hectares. En parallèle, une candidature a été déposée auprès de l’AICEP pour obtenir le statut de Projet d’intérêt national (PIN), qui permettrait d’accélérer les démarches administratives.
Le calendrier annoncé par Carlos Carreiras est plutôt serré : les premiers engagements d’achat de services et d’équipements sont attendus dès septembre 2026. La phase d’attribution des marchés d’ici la fin de l’année, en parallèle du permis de construire et les premiers travaux doivent commencer au premier trimestre 2027.
Le projet ne fait pas l’unanimité pour autant.
Des voix locales s’inquiètent de la reclassification des sols, de la perte de biodiversité et de la pression sur les ressources en eau du secteur.
Le parc restera ouvert après la Coupe du monde
Le Portugal coorganisera la Coupe du monde 2030 avec l’Espagne et le Maroc. Cette édition marquera le centenaire de la compétition et se jouera sur trois continents.
Le Portugal accueillera des matchs dans trois stades : l’Estádio da Luz et l’Estádio José Alvalade à Lisbonne, et l’Estádio do Dragão à Porto.
Viva Mundo ouvrirait donc ses portes environ six semaines avant le début de la compétition.
Mais le parc est présenté par ses promoteurs comme l’héritage durable du Mondial organisé par le Portugal.
Elenina
L'essentiel de l'actualité au Portugal