Entre le 1ᵉʳ janvier et le 31 juillet 2026, 92 personnes ont perdues la vie par noyade au Portugal. C’est le bilan le plus lourd enregistré sur cette période depuis dix ans.
L'essentiel de l'actualité au Portugal
- 92 personnes sont mortes noyées au Portugal entre le 1ᵉʳ janvier et le 31 juillet 2026 ;
- C’est 15 % de plus qu’en 2025 à la même période, et le pire bilan des dix dernières années ;
- Les rivières (35 morts) et la mer (27) concentrent à elles seules 67,4 % des décès ;
- La majorité des accidents mortels se produisent dans des zones sans surveillance.
92 noyades en sept mois au Portugal
Selon l’Observatoire de la noyade, sur les sept premiers mois de l’année, le Portugal a enregistré 92 décès par noyade.
En 2025, sur la même période, on comptait 80 décès.
Il s’agit du niveau le plus élevé sur cette période depuis 2017.
Les rivières font plus de victimes
Sur les 92 décès recensés, les noyades sont plus nombreuses dans les rivières (35 décès) pour 27 décès dans l’océan.
Les plages fluviales sont globalement plus sûres que l’océan.
Entre le 1ᵉʳ janvier et le 31 juillet, on recense aussi :
- 6 décès dans des barrages ;
- 6 dans des piscines privées ;
- 5 dans des puits ;
- 4 sur des routes inondées ;
- 4 dans des ports abrités ;
- Et 5 autres cas répartis entre lagunes, piscines de résidences touristiques, piscines publiques, bassins et fossés.
Pour la fédération, ces données démontrent une nouvelle fois que le risque de noyade ne se limite pas aux plages maritimes et qu’il est présent dans une grande variété de milieux aquatiques.
La presse portugaise pointe la pénurie de maîtres-nageurs
Depuis le début de l’été, la presse portugaise dénonce le manque de maîtres-nageurs sauveteurs.
Selon les données de l’Autorité maritime nationale citées par Jornal de Notícias, le Portugal est passé de 5 178 maîtres-nageurs certifiés il y a deux ans à 4 913 début mai 2026.
Le problème est qu’environ 90 % des maîtres-nageurs sont des étudiants, souvent indisponibles en début de saison à cause des examens. La fédération estime aussi qu’il faudrait près de 6 000 professionnels pour couvrir toutes les plages et piscines du pays.
De ce fait, plusieurs communes du littoral financent désormais elles-mêmes des surveillants sur des plages non classées. Sintra a par exemple investi 100 000 € dans la surveillance de plages non balnéaires, et Almada 140 000 € via son programme de plages protégées.
La plupart des noyades mortelles surviennent hors des zones surveillées
Le bilan de l’Autorité maritime nationale pour la période de mai à juillet 2026 fait état de 17 morts sur les plages portugaises, dont 12 par noyade. Sur ces 12 accidents mortels, seuls 3 se sont produits sur une plage surveillée. Les autres sont survenus sur des plages non surveillées, hors saison balnéaire ou dans d’autres zones maritimes sans assistance.
Les autorités rappellent aussi que les tempêtes de l’hiver dernier ont modifié la morphologie de plusieurs plages, ce qui a pu rendre certains bains de mer plus dangereux, notamment là où il n’y a aucune signalisation.
Les “agueiros”, ces courants de retour qui entraînent les baigneurs vers le large, restent l’un des principaux facteurs de risque sur la côte portugaise.

Elenina
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