À quelques jours de la rentrée, des milliers d’emploi du temps manquent encore de professeurs dans les écoles portugaises. Il s’agit de 18 % d’heures non pourvues de plus par rapport à l’année dernière à la même période.
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Plus de 2 000 postes d’enseignants vacants au Portugal
Fenprof, la principale fédération syndicale des enseignants au Portugal, a recensé le 1ᵉʳ septembre que 2 650 emplois du temps proposés par les écoles manquent encore de professeurs (soit plus de 50 000 heures).
Les offres publiées par les établissements ont augmenté de 30 % en un an.
L’école élémentaire est le niveau le plus touché.
Lisbonne concentre la moitié des emplois du temps non pourvus
La région de Lisbonne réunit à elle seule environ la moitié des postes vacants, avec 1 426 emplois du temps ouverts selon Fenprof. Le district de Santarém rejoint cette année la liste des zones où le recrutement est le plus difficile. Fin août, deux groupements scolaires, à Amadora et à Sintra, cherchaient encore près de 50 professeurs chacun.
Les matières les plus concernées sont l’informatique, le portugais, les mathématiques et la physique-chimie.
Les 4 000 départs à la retraite annuels dépassent le nombre de nouveaux diplômés
Le ministre de l’Éducation, Fernando Alexandre, a reconnu le 1ᵉʳ septembre que le pays vivrait avec ce déficit « pendant quelques années », en rappelant que 4 000 enseignants partent à la retraite chaque année. Un professeur sur cinq a aujourd’hui plus de 60 ans.
Les places en licence d’éducation de base ont pourtant progressé de 12 % cette année, pour atteindre 1 344 places, et l’État finance 2 500 bourses annuelles qui couvrent les frais d’inscription des futurs enseignants.
En attendant, le ministère a assoupli en juillet les conditions pour enseigner : tout titulaire d’une licence peut désormais prendre une matière correspondant à sa formation.
Le supplément de 750 € par mois versé aux professeurs qui repoussent leur départ à la retraite est maintenu, mais réservé aux 235 groupements situés dans les zones déficitaires, autour de Lisbonne et en Algarve. Sur le premier semestre 2026, l’État a par ailleurs payé 20 millions d’euros d’heures supplémentaires pour couvrir les classes sans titulaire.

Elenina
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