Depuis le 29 octobre 2026, des infirmiers spécialisés peuvent assurer seuls le suivi des grossesses sans complication dans les centres de santé portugais. Ils peuvent examiner la patiente, prescrire les analyses et administrer les vaccins. Une mesure qui doit pallier le manque de médecins de famille.
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Des infirmiers spécialisés en santé maternelle et obstétrique
Les infirmiers concernés par cette nouvelle mesure sont spécialisés en santé maternelle et obstétrique. Ils assurent les consultations de suivi prénatal, demandent les examens et les dépistages prévus par les protocoles.
Ils peuvent également administrer les compléments et les vaccins recommandés pendant la grossesse.
Le suivi reste intégré à une équipe pluriprofessionnelle, en lien avec les services hospitaliers de gynécologie-obstétrique. Les actes sont inscrits dans le dossier médical électronique et consultables par la patiente sur le portail SNS 24.
Seules les grossesses sans complication sont concernées
L’infirmier évalue le niveau de risque de la grossesse, idéalement avant la fin de la neuvième semaine. Cette évaluation est ensuite refaite tout au long du suivi, car le risque peut évoluer.
Dès qu’une grossesse sort du cadre du bas risque, la femme est orientée vers une prise en charge médicale adaptée.
Elle doit par ailleurs être informée du dispositif, donner son accord, et peut en sortir à tout moment sur simple demande.
Une réponse au manque de médecins de famille
La mesure est prévue pour faire face à la pénurie de médecins traitants, déjà à l’origine de l’inquiétude des Portugais.
Le gouvernement justifie la mesure par la difficulté croissante à recruter des médecins généralistes dans le service national de santé.
Lorsqu’une consultation médicale ne peut pas être proposée dans les délais prévus, c’est désormais l’infirmier spécialisé qui prendra le relais.
L’Ordre des infirmiers portugais y voit un pas historique pour la profession. Son président, Luís Filipe Barreira, rappelle que beaucoup de femmes enceintes n’obtenaient jusqu’ici aucune réponse du service public.
Un premier bilan du dispositif est prévu un an après son entrée en vigueur, avec la possibilité de le modifier.

Elenina
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